Ghost Rider 1ère Partie : Quand Marvel lâche un motard hors des enfers

Le personnage du Ghost Rider a été créé en août 1972, par Roy Thomas, Gary Friedrich et Mike Ploog dans le magazine Marvel Spotlight #5. À l’origine, Friedrich cherchait à créer un nouvel ennemi pour Daredevil, une sorte de motard cascadeur au look très étrange nommé Ghost Rider. Sous les conseils de Roy Thomas, le personnage passe d’un ennemi potentiel à un héros à part entière et en modernisant le personnage de western Phantom Rider (qui se nommait avant Ghost Rider), le motard fantomatique de Marvel était né. Par la suite, la paternité du personnage a pas mal déchiré les 3 hommes et il est dur de vraiment savoir qui a eu l’idée de quel élément précis (surtout en ce qui concerne le crâne en flamme).

Ghost Rider

Le Ghost Rider est donc un antihéros supranaturel, incarné par différents personnages au cours de sa longue carrière. Les lecteurs de comics le connaissent principalement pour ses multiples apparitions en guest-star qu’il a pu effectuer que ce soit dans des séries telles que : Daredevil, Wolverine, X-Men ou Spider-Man. Mais intéressons-nous un peu plus à sa propre série et ses différents hôtes.

Le premier hôte du Ghost Rider a été le cascadeur Johnny Blaze qui vendit son âme au démon Méphisto afin de sauver la vie de son père adoptif, le cascadeur « Crash » Simpson atteint d’un cancer. À la mort de Crash, lors d’un accident de moto, Mephisto tenta de prendre son dû, mais en fut empêché par Roxanne, la fille de Crash qui, au courant du marché entre Blaze et Mephisto, avait préparé un contre-sort pour sauver Blaze. Dans l’impossibilité de prendre l’âme de Blaze, Mephisto se vengea en le liant à lui grâce à ses pouvoirs démoniaques.

Blaze découvrit alors que toutes les nuits, il se transformait en un démon habité par d’étranges pouvoirs. De par son apparence et sa moto aux roues de feu, il fut très vite nommé, le Ghost Rider. Par la suite, il s’avéra que Blaze partageait son enveloppe physique avec le démon Zarathos. Il s’agit d’un esprit vengeur, protecteur des innocents et se nourrissant des pêchés des criminels. Plus le temps passa et plus Zarathos essaya de prendre le dessus sur Blaze. La lutte entre Zarathos et Blaze devint au fil du temps de plus en plus compliquée, au point de souvent mettre en danger l’identité secrète du personnage.

Le héros eut droit à sa propre série dès 1973, avec Friedrich aux commandes des premiers épisodes. La série accueillit de nombreux artistes, dont Don Perlin qui marqua le plus le personnage par un long run sur la série.

Les aventures de Johnny Blaze prirent fin au numéro 81 (juin 1983) quand Zarathos décida de quitter son hôte afin de partir à la poursuite d’un vieil ennemi du nom de Centurious, un être sans âme et donc insensible aux attaques du Ghost Rider.

Par la suite, Johnny Blaze retourna auprès de Roxanne, qu’il épousa et avec qui il eut 2 enfants.

Il faudra alors attendre 1990 pour revoir le personnage du Ghost Rider, sous la forme d’un nouvel hôte, Daniel Ketch. On le découvrit dans Ghost Rider vol.2 #1 et c’est à cette occasion que le look du Rider évolua un peu, avec un manteau en cuir noir, des piques et surtout une chaîne qui lui entoure la poitrine et qui devint son arme de mêlée. La moto du Rider évolua, elle aussi, ressemblant de plus en plus à un engin futuriste dont l’avant lui servira même de bélier à l’occasion. À l’inverse de son prédécesseur, Ketch coopéra avec son démon (qui s’avéra être l’ange de la Mort). Comme pour Blaze, il pouvait communiquer avec son démon par l’intermédiaire de ses rêves ou se laisser des messages. À la fin de cette deuxième série, Blaze a perdu ses enfants à cause des forces mystiques et Roxanne, sa femme fut tuée pour être transformée en la démone Black Rose. Mais grâce à l’intervention du Rider, Roxanne revient d’entre les morts, ne souffrant que d’une profonde amnésie et reprit sa place aux côtés de son époux. Suite à une morsure par le vampire mutant Blackout, Daniel Ketch ne pouvait plus reprendre son apparence humaine sans en mourir et périt donc à la fin de sa série. Malgré son interruption brutale, la série fut très populaire, grâce à ses histoires violentes et sombres et aux dessins de Mark Texeira.

Quelque temps plus tard, Ketch refait une apparition dans Peter Parker : Spider-Man prouvant qu’il n’est pas si mort que ça. En effet Noble Kane, un ancien Ghost Rider en fusionnant avec Ketch le ramena à la vie.  Par la suite, Ketch se fera manipuler par un ange nommé Zadkiel, qui le poussera à chasser d’autres personnes possédées par l’Esprit Vengeur, comme il le fut lui-même par le passé, afin de se nourrir de leur énergie. Désormais, le look de Ketch a changé, ses flammes ne sont plus rouge orangé, mais bleues.

Pendant ce temps, Johnny Blaze n’arrivant pas à vivre une vie normale, devient chasseur de démon tout en s’unissant à Ketch, au sein de l’équipe Spirits of Vengence. Ils apprendront un peu plus tard par leur mentor, Caretaker, que les deux Riders sont des frères séparés à la naissance.

Puis en 2001, soit 3 ans après l’arrêt de la série, une nouvelle version du Ghost Rider a fait son apparition sous le label Marvel Knight par Devin K. Grayson et Trent Kaniuga. Johnny Blaze est depuis le temps devenu un comptable bien rangé et a une nouvelle petite amie du nom de Chloé. Johnny se retrouve à nouveau habité par Zarathos, mais ne semble plus être lié à la malédiction, lui donnant un contrôle total sur le démon. Poursuivit par une horde de démons en plein New York, la minisérie prend fin par la capture de Johnny Blaze par les démons qui l’emmènent en Enfer.

Une autre minisérie intitulée « Road to Damnation » lui fait directement suite en 2005. Cette dernière est l’œuvre de Garth Ennis et Clayton Crain. Blaze est désormais mort en Enfer, bloqué sous sa forme de Ghost Rider. La série est centrée sur les tentatives futiles d’évasions du Rider qui subit de manière cyclique les pires traitements possible. C’est alors que l’ange Malachi lui offre de sauver son âme en échange de son aide afin de tuer l’archange Ruth et le démon Kazann. Par la suite, le Rider se rendra compte de la supercherie de l’ange qui se fera éliminer par Ruth. Même s’il s’agit de Johnny Blaze à l’intérieur du Rider, il garde l’apparence qu’avait Ketch à l’époque et il se voit confier de nouveaux pouvoirs comme la possibilité de cracher du feu.

En juillet 2006, le Ghost Rider a fait son grand retour dans sa propre série, sous l’égide de Daniel Way, Mark Texeira et Javier Saltares (soit la même équipe artistique que celle du vol 2 de 1990). La série commença par le run, « Vicious Cycle » qui raconte la sortie de l’Enfer de Johnny Blaze, mené par Lucifer lui-même. Par la suite, Johnny découvrit qu’il est bien plus puissant qu’avant et qu’il avait un rôle important à jouer dans les plans de Lucifer. Afin de revenir sur terre, le démon s’est séparé dans 666 corps récemment morts, qu’il a fait revenir à la vie et chaque corps contient un peu de la force démoniaque de Lucifer. Afin de reformer Lucifer, les corps doivent mourir. À chaque fois qu’un corps est éliminé, les autres deviennent plus forts, tellement forts que personne ne pourrait arriver à les tuer, sauf le Ghost Rider. Blaze fut déterminé à suivre le plan de Lucifer afin de le bloquer dans un seul corps et de le ramener en Enfer.

Durant Civil War, Johnny Blaze a terminé sa course dans la ville de Sleepy Hollow en Illinois où un serial killer décapitait les enfants du coin. Il s’avéra qu’il s’agissait de Jack O’Lantern, récemment tué par le Punisher, possédé par un fragment du pouvoir de Lucifer.

Lors de World War Hulk, le Ghost Rider essaya d’arrêter Hulk, mais le géant de jade vint vite à bout d’un Rider partagé entre sa nature humaine et le démon qui l’habite. De plus le rôle du Rider étant de protéger les innocents, ce dernier se rendit compte que les Illuminati (groupe formé des plus brillants esprits de superhéros de la Terre) n’étaient pas si innocents que ça vis-à-vis de la colère de Hulk.

Avec l’apparition de 7 Riders aux crânes de feu, coïncida la réapparition de Ketch qui se voit muni d’une nouvelle mission : éliminer et collecter les pouvoirs de tous les Ghost Riders pour l’ange Zadkiel afin d’éviter la corruption du pouvoir par des hôtes humains. Mais Zadkiel avait d’autres plans, utiliser le pouvoir des Riders afin de détruire le mur de la  Nouvelle Jérusalem et déclarer la guerre au Paradis.

Lors d’une confrontation avec son frère, Blaze utilisa sur lui le regard d’expiation (Penance Stare en VO), ce qui lui permit de voir les meurtres que ce dernier avait commis afin de récupérer le pouvoir des Riders. Lorsque Ketch tenta à son tour d’utiliser le regard d’expiation, cela eut pour conséquence de rendre fou Blaze. Grâce à l’aide de Soeur Sara, Blaze arriva à échapper à son frère et fit la rencontre de 2 nouveaux Riders qui se joignirent à lui. Lors du combat final, Ketch réussit à éliminer assez de Riders pour détruire le mur du Paradis et ouvrir la voie à Zadkiel. Ketch revint alors sur Terre et se rendit compte de son erreur.

Par la suite, Sœur Sara, Daniel et Johnny durent s’associer avec des êtres occultes tels que l’Antéchrist, le fils de Blackheart ou encore Daimon Hellstorm afin de livrer un combat désespéré contre les forces de Zadkiel au Paradis. Les pouvoirs combinés de Blaze et Ketch réuni n’étaient pas suffisants, mais les esprits défunts de Roxanne et de ses enfants vinrent redonner de la force à Blaze en le poussant à faire appels au pouvoir de tous les esprits vengeurs. Zadkiel se rendit alors compte qu’il ne serait jamais le vrai Dieu, et se fit bannir en Enfer par Blaze qui libéra Dieu par la même occasion. Ce dernier remercia alors le Rider pour ses actions et toutes les âmes qu’il a sauvées au cours de ses aventures.

Durant les événements de Shadowland, le Caïd, chef de la pègre New Yorkaise, et LadyBullseye effectuèrent un rituel afin de faire intervenir le Ghost Rider et l’utilisèrent dans leur combat contre l’organisation criminelle, la Main. Cependant, grâce à un sort de protection la Main arriva à stopper le Rider et le tuer. Ce dernier se retrouva alors face à Dieu qui lui dit que sa présence est toujours nécessaire sur Terre et le renvoya dans le monde des vivants et lui offrit en gratitude de son rôle dans la défaite de Zadkiel, un bataillon de guerriers qui éliminèrent les membres de la Main.  Libéré de tout sort, le Rider disparaît.

Récemment, lors du crossover Fear Itself, Blaze a été de plus en plus malmené par la malédiction le liant à son démon. C’est alors qu’apparaît un certain Adam, qui prétend pouvoir le débarrasser du Ghost Rider une fois pour toutes. Le principe est simple, le pouvoir et la souffrance liée au Rider passeront à quelqu’un d’autre, un inconnu lambda. Blaze accepta le marché, et le Rider trouva alors un nouvel hôte à Dayton dans l’Ohio quand Sin (la fille de Crâne Rouge) attaqua la ville et affronta une femme Ghost Rider, Alejandra. Mais en touchant le marteau de Sin, cette dernière fut face à la peur elle-même, reprit forme humaine et se fit alors battre par Sin. Après sa défaite, Mephisto apparu devant Johnny Blaze disant qu’il venait de condamner la race humaine et qu’il voulait l’aide de Johnny. Plus tard, on apprit qu’Alejandra avait été élevée et violée par le fameux Adam. Blaze l’aida alors à se libérer de l’emprise d’Adam et lui proposa de lui apprendre à dompter Zarathos, mais cette dernière refusa ne voulant pas être une fois de plus dominée par un homme. La jeune fille décida alors de prendre la route afin de vivre ses propres aventures et apprendre par elle-même à vivre avec son démon. Là encore quelques changements son notable, la moto de cette Ghost Rider semble en effet plus contemporaine et la chaîne qui était l’arme de mêlée de prédilection des Riders laisse sa place à une sorte de petit faux.

Le Ghost Rider est donc un humain pouvant se transformer en un être au crâne de feu et possédant des pouvoirs supranaturels. La moto sur laquelle il se trouve peut aller bien plus vite que les motos habituelles et peut même rouler sur des surfaces à la verticale ou sur l’eau. Les armes traditionnelles ne font pas grand-chose au Ghost Rider, les balles et les lames lui passant au travers sans faire de dommages. Un Ghost Rider est quasiment immortel, seul Dieu peut décider de sa destruction à tout jamais. Le Rider possède une force surhumaine qui lui permet de soulever plusieurs tonnes. Chaque Rider a aussi des pouvoirs qui lui sont propres

Johnny Blaze Il peut transformer sa moto en moto démoniaque, ou en créer une à partir des flammes de l’Enfer.  Il peut aussi transférer les flammes de l’Enfer dans une arme, ce qu’il fait souvent avec un fusil à pompe. Les flammes de l’Enfer brûlent l’âme sans laisser aucun dégât physique et son effet est similaire à celui du regard d’expiation. Dans sa nouvelle incarnation, la tenue de Blaze est similaire à celle de Ketch, et il est devenu certainement le héro le plus puissant de l’univers, presque aussi puissant que Hulk lui-même (l’hôte humain servant de couper circuit à ce merveilleux pouvoir). Blaze possède aussi le regard d’expiation et les chaînes mystiques, qui étaient toutes deux spécifiques à Daniel Ketch. Enfin, il peut aussi cracher du feu et voyager à travers les réalités.

Daniel Ketch Pour sa part Ketch peut transformer sa moto en un engin high-tech. Cette dernière peut presque voler. Le Rider a aussi à sa disposition une chaîne mystique qu’il contrôle par la pensée. Le pouvoir le plus connu de Ketch est le regard d’expiation, en regardant sa victime directement dans les yeux, le Rider peut lui faire expérimenter toutes les souffrances qu’il a infligées au cours de sa vie.  À l’origine, cette incarnation du Rider ne pouvait être invoquée que si Daniel était présent quand le sang d’un innocent était versé. Daniel devait alors toucher le bouchon d’essence de sa moto afin de se transformer en Ghost Rider. Par la suite, il a appris à se transformer sans avoir besoin d’un tel rituel.

Les aventures du Rider vont donc continuer avec Alejandra, et il semble d’or et déjà quelle ait un bel avenir. En seulement 9 épisodes, elle a déjà fait équipe avec des pointures comme Œil de Faucon, Red HEulk, X-23 ou Red She Hulk. La question est plus de savoir quel rôle tiendra Johnny Blaze dans tout ça et si notre Rideuse arrivera à garder le contrôle sur Zarathos.

Rajoutez à ça la sortie d’un deuxième film consacré au Ghost Rider et vous pouvez vous imaginer que le personnage va bien faire parler de lui dans les semaines et les mois à venir. Espérons simplement que par la suite, il ne retombe pas trop dans l’anonymat comme cela à souvent était le cas dans le passé.

De l’enfer à Hollywood pour Ghost Rider

Aujourd’hui, seconde et dernière partie de notre dossier consacré au personnage Ghost Rider, à l’occasion de la sortie dans les salles la semaine dernière de Ghost Rider : L’esprit de vengeance. Au programme, tous les détails sur la production du premier film, un petit battle entre le long-métrage et le comics. Apprenez à connaître le Rider dans les jeux vidéos, dessins animés et dans la pop culture. Et pour finir en beauté, un excellent guide de lecture pour les débutants !

L’annonce d’un film sur le personnage du Ghost Rider remonte au mois de mai 2000 pendant le Festival de Cannes, lors de l’annonce d’un accord de production entre Crystal Sky Entertainment et l’acteur Jon Voight (HeatMission Impossible) pour ledit film. À ce moment-là, il est envisagé que le rôle-titre soit confié à Johnny Depp (Edward aux mains d’argentLas Vegas Parano).

Par la suite, le projet suit son parcours en étant réécrit par David S. Goyer (BladeBatman Begins) et l’on parle déjà de Stephen Norrington (BladeLa ligue des gentlemen extraordinaires) à la réalisation. C’est en juin 2001 que le nom de Nicolas Cage (RockNextKick-Ass) est associé pour la première fois au projet. Apprenant que Johnny Depp va peut-être avoir le rôle, Cage contacte alors le réalisateur pour lui expliquer son intérêt pour le film, étant un grand fan du personnage.

Des problèmes de planning feront que Norrington abandonne le projet, ainsi que Goyer et Cage. Pendant ce temps, Colombia Picture récupère le projet, suite au succès de Spider-Man. Mark Steven Johnson (Daredevil) prend alors la direction du film et rappel Nicolas Cage pour le rôle-titre.

Le film sera pourtant repoussé jusqu’en 2004, en raison d’un script inadapté. Wes Bentley (American Beauty) rejoint alors l’équipe du film pour le rôle de Blackheart, suite à sa rencontre avec le réalisateur, organisée par Colin Farrell (qui a déjà travaillé avec le réalisateur sur Daredevil). C’est ensuite le tour d’Eva Mendes (HitchLa nuit nous appartient) de rejoindre la troupe pour jouer l’âme sœur de Nicolas Cage, Roxanne.

Le tournage peut alors enfin commencer et la majeure partie du film est tournée à Melbourne en Australie. Quelques scènes supplémentaires seront tournées à Vancouver.

Prévue à l’origine pour le 4 août 2006, la sortie du film sera avancée de 3 semaines pour le 14 juillet 2006, puis finalement reprogrammée au 16 février 2007 afin de ne pas rentrer en concurrence avec d’autres films du studio.

Vouloir transposer le Ghost Rider sur grand écran pouvait être une bonne idée, mais donner le projet à Mark Steven Johnson, responsable du médiocre Daredevil n’était vraiment pas la meilleure chose à faire.

Bien que le film ne soit pas aussi imbuvable qu’Elektra, Ghost Rider n’est pas le meilleur film basé sur un personnage Marvel. Et cela n’a rien à voir avec la qualité des effets spéciaux, qui sont plutôt bien réussis. Non, Ghost Rider échoue pour la même raison que la plupart des mauvais films : une histoire pauvre et des acteurs qui sur jouent.

Nicolas Cage donne tout ce qu’il a dans son rôle, et est ce qu’il y a de mieux dans le film. Même s’il en fait des tonnes et change beaucoup la mentalité du personnage, il impose son empreinte et arrive même à lui donner une âme. Eva Mendes, quant à elle reste assez de marbre dans son rôle de reporter télé et peine à nous convaincre.

Pour sa part, Wes Bentley arrive à être tellement expressif qu’on se demande s’il ne dort pas durant tout le film. Son front plissé devient même la seule chose nous permettant de distinguer Blackeart des autres méchants et de lui donner un semblant d’expression. On a vraiment l’impression que le Rider à plus à faire à un nuisible, qu’à un Némésis. Cependant, il faut reconnaître que ce n’est pas entièrement la faute de Bentley si sa prestation est lamentable tellement chaque réplique qu’il prononce est atroce. Comment avoir peur d’un ennemi, quand vous êtes trop occupé à vous moquer de ce qu’il dit ?

L’histoire d’amour entre Johnny Blaze et la jeune Roxanne est, elle aussi, peu convaincante. Commençant par le cliché du garçon gravant les initiales dans un arbre, elle n’est en fait jamais développée par la suite lorsque les amoureux sont réunis. Et ce ne sont pas les dialogues, assez mauvais qui vont nous faire croire à cette histoire d’amour.

En tant qu’adaptation d’un comic book, Ghost Rider est plutôt fidèle, et ça, grâce à l’implication de Nicolas Cage sur le projet, qui a apporté sa connaissance du personnage à l’écriture du scénario. Loin d’être un succès, Ghost Rider n’est pas pour autant une bouse et vous fera passer un moment sympathique et esquisser quelques sourires (pas toujours volontaires).

Comme on peut s’y attendre, film et comics diffèrent sur pas mal de points. Certaines d’entre elles sont de bonnes initiatives et d’autres de terribles erreurs. Voici quelques un des plus marquants :

Dans le film, ce n’est pas le père adoptif de Johnny Blaze qui est atteint d’un cancer, mais son père biologique. Dans tous les cas, tous deux meurent au court d’une cascade. Alors que les comics parlent peu du cancer, le film en parle beaucoup plus en montrant à plusieurs reprises que le père de Johnny fume trop et semble en mauvaise santé.

Dans les comics, Roxanne est la personne qui va sauver l’âme de Johnny Blaze, mais dans le film, il ne s’agit plus que d’une faible femme que Johnny doit sauver. De plus, le fait que ce ne soit plus le père de Roxanne qui se soit occupé de Johnny met à mal la complicité naturelle qu’on pouvait imaginer entre les Roxanne et lui.

Sous les traits de Nicolas Cage, Johnny Blaze contrôle parfaitement sa transformation en Ghost Rider. Il n’a pas du tout à cohabiter avec un démon en lui. Et dès le début, il maîtrise tous les pouvoirs du Rider, même le Regard d’expiation (qui était à l’origine la marque de fabrique du second Rider et pas celle de Johnny Blaze).

Le personnage de Carter Slade présent dans le film est une référence au Phantom Rider (soit le premier héros de comics à porter le nom de Ghost Rider, et source d’inspiration du Ghost Rider moderne), qui lui aussi a été créé par Roy Thomas et Gary Friedrich. La série (contant 7 numéros seulement) racontait les aventures d’un cowboy justicier vêtu de blanc.

Enfin, le fait d’avoir voulu apporter certaines modifications profondes au personnage de Johnny Blaze a été fatal au film. La principale étant d’avoir changé le fait que Johnny donne son âme volontairement, par le fait qu’il se fait duper par le diable. Car oui, même le diable sait que le papier peut-être bien coupant et qu’une goûte de sang signe un pacte. Faire de Johnny une victime des circonstances plutôt que quelqu’un qui a fait une erreur et doit ensuite se racheter prive le film et le personnage de profondeur. Une décision presque aussi mauvaise que les dialogues de Blackheart. Presque.

Dessins animés

Le Ghost est un personnage habitué à faire des apparitions dans les dessins animés basés sur les personnages Marvel. Cependant, comme la mort, la violence et les pêchés sont les thèmes liés au personnage, il n’a pas souvent eu la chance d’avoir des apparitions longues. Ainsi, on l’a vu faire des apparitions dans Spider-Man & His Amazing Friendsl’incroyable Hulk, ou encore les X-Men. Sa plus longue apparition reste celle dans les Quatre Fantastiques afin de les aider face à Galactus.

Hors univers Marvel cette fois-ci, on peut voir une référence au Ghost Rider dans le dessin animé de Nickelodeon, Danny Phantom. En effet, on peut y voir qu’un des vilains est un fantôme se nommant Johnny et chevauchant une moto spectrale.

Les jeux vidéo

La première apparition du Ghost Rider en jeu vidéo remonte à 1995 dans le beat them all Spider-Man & Venom: Separation Anxiety en tant que personnage de renfort. S’en suit d’autres apparitions dans des titres tels que le Spider-Man d’Activision sur Playstation ou Marvel Super Heroes vs. Street Fighter.

Par la suite, le personnage devient un héros déblocable du premier Marvel : Ultimate Alliance. Il apparaît quand l’équipe du joueur est envoyée dans la dimension de Mephisto, et semble avoir été emprisonné et ne peut être libéré que si l’un des membres de l’équipe du joueur prend sa place.

Le 13 février 2007, 2k Games et Climax Studio réalisent un jeu basé sur le film Ghost Rider, qui s’avère être une suite au film permettant au joueur de jouer le Rider à pied, mais aussi sur sa moto.

Le Ghost Rider est aussi l’un des personnages téléchargeables dans le jeu exclusif à la Playstation 3, Little Big Planet.

Enfin, Johnny Blaze fait aussi une apparition en temps que personnage non jouable dans la fin de Dante du jeu Marvel Vs Capcom 3 Fate of Two Worlds. Puis il devient jouable dans la nouvelle version du jeu.

Le Ghots Rider fait aussi parler de lui dans des jeux n’ayant aucun lien avec l’univers Marvel, comme dans les jeux vidéo Persona 3 et 4, où le joueur peut invoquer une créature nommée, le biker de l’enfer, et ayant une forte ressemblance avec le Ghost Rider. On retrouve même ce personnage dans Shin Megami Tensei III : Nocturne.

Pop Culture

Rien que par son apparence, le Ghost Rider est un personnage qui a su s’inspirer et marquer la pop culture.

S’inspirer tout d’abord, car lorsqu’on écoute la chanson country de Stan Jones, « Ghost Riders in the Sky : A Cowboy Legend », on a du mal à se dire que les créateurs du personnage ne se sont pas inspirés de cette chanson. La ballade raconte l’histoire d’un cowboy au regard de braise, chevauchant un cheval massif aux sabots d’acier, pourchassé par les esprits de cow-boy damnés. L’un d’entre eux l’avertit que s’il ne change pas, il sera damné et devra les rejoindre pour attraper le bétail du diable pour la fin des temps. Cette chanson a été reprise par bon nombre d’artistes tels que Burl Ives, Johnny Cash, R.E.M ou encore Dean Martin. Cette chanson est désormais tellement liée au personnage de Marvel, qu’il s’agit de la musique du générique de fin du film.

Par la suite, d’autres œuvres sont apparut faisant clairement référence au biker des Enfers. Ainsi le groupe punk/électro Suicide lui accordait la chanson « Ghost Rider » sur leur album de 1977. Cette chanson a d’ailleurs été reprise par des groupes tels que Rollins Band ou encore R.E.M.

En 2005, le groupe de filles philippin, Prettier Than Pink, enregistre une ballade intitulée « Johnny Blaze » pour le CD Chop Suey.

Le groupe de rock danois, The Raveonettes possède quant à lui une chanson s’intitulant « Attack of the Ghost Riders ». La référence est poussée au point que l’on peut voir le chanteur du groupe Sune Rose Wagner sous forme de Ghost Rider à la fin du clip de la chanson. Le groupe a aussi repris la chanson « Ghost Rider» sur l’album hommage au groupe Suicide.

Enfin le rappeur et membre du Wu-Tang Clan, Method Man fait souvent référence à lui-même dans ses chansons, sous le terme de « Johnny Blaze » (la chanson la plus notable étant « How High ») ou « Ghost Rider ».

Alors quels sont les épisodes cultes du Ghost Rider à lire pour en connaître plus sur le biker des Enfers ? Top 5 !

5 – Hearts of Darkness & Dark Design

Ces deux one shots racontent l’histoire de Christ Crown’s, une ville qui a vu coulé beaucoup de sang et d’innombrables morts. À travers ces histoires, on en apprend beaucoup sur Blackheart, l’un des méchants les plus importants du Ghost Rider. L’histoire raconte comment Blackheart cherche à s’allier au Ghost Rider, à Wolverine et au Punisher afin de détruire le seigneur de l’enfer, Mephisto et régner à sa place. Ce titre est donc l’occasion de voir une équipe improbable sauver des innocents et arrêter l’ascension d’un démon.

4 – Ghost Rider # 68 (vol. 1)

Cet épisode de la première série du Rider marque le début de la refonte radicale du personnage. L’équipe en place (Roger Stern & Bob Budiansky) en profite pour réécrire les origines du personnage, sous la forme d’une mise à jour, tout en rendant hommage au travail des créateurs d’origine.

Dans cette histoire, Johnny Blaze confesse ses pêchés (et donc ses origines) à un prêtre, et page par page ont nous montre que les choses n’étaient pas ce qu’elles semblaient être. Ce numéro est aussi l’une des pages les plus célèbres de la série, avec la main enflammée du Ghost Rider traversant le panneau du confessionnal afin d’attraper le faux prêtre, qui est en fait un meurtrier.

3 – Ghost Rider de Jason Aaron Omnibus HC

La saga d’Aaron mène le Rider sur une nouvelle route. Johnny Blaze s’y découvre un nouvel ennemi sous la forme du Paradis lui-même. Aaron réécrit à sa manière un large pan de l’histoire du Rider, en amenant le fait qu’il n’y a jamais eu un Rider, mais plusieurs et en créant toute une nouvelle lignée de Riders à travers les siècles et les continents. Rajoutez à cela une bataille épique visant à sceller le sort du Paradis, le retour de l’autre Ghost Rider, Danny Ketch et leur collaboration inattendue contre les anges et vous avez de quoi faire de cette saga un immanquable qui a redéfini le personnage pour le 21e siècle.

2 – Ghost Rider Annual #2

En 1994, avant qu’il ne devienne une superstar dans son domaine, Warren Ellis commençait tout juste sa carrière chez Marvel – et durant cette époque il s’occupait de faire un épisode bouche troue pour l’annual du Ghost Rider. Personne ne pouvait imaginer que cette histoire allait définir à jamais le personnage de l’Épouvantail, montrant son aspect psychopathe et offrant quelques scènes mémorables. Ajoutez à ça le retour tant attendu de l’artiste Javier Saltares, et cet épisode du Ghost Rider devient instantanément un classique.  Et si vous en doutez, la scène où le Rider brise tous les os de l’Épouvantail  puis s’amuse à les bouger, afin que son facteur auto régénérant guérisse les os à la mauvaise place, vaut le coup d’œil à elle toute seule.

1 – Essential Ghost Rider Vol. 1 TPB

Si vous voulez voir les origines du Ghost Rider, alors cette collection est faite pour vous. Celle-ci reprend les origines du Ghost Rider publié dans Marvel Spotlight, les 20 premiers numéros de sa série originale ainsi que Daredevil #138. Pour les puristes du Ghost Rider, ceci est la collection parfaite qui montre la vision que les créateurs avaient de Johnny Blaze et du Ghost Rider. À noter que ce recueil n’existe qu’en noir et blanc.

Alors que Ghost Rider : L’esprit de Vengeance vient juste de sortir on est en droit de se demander si les nouvelles aventures de Nicolas Cage ont redoré un peu le blason de nôtre biker des Enfers. Oscillant entre bandes-annonces qui nous ont rassurés et d’autres qui nous ont apeurés, le résultat était loin d’être joué d’avance. Pour savoir si vous devez courir aux plus vites dans vos salles obscures ou attendre la sortie de DVD, nous vous conseillons de vous plongez de suite dans la critique que nous avons réalisée.

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