Cowboys & Envahisseurs de Jon Favreau (2011)

Publié parFredleoctobre 14, 2018|

Pour ma première critique développée, j’ai profité que le cinéma Imagix de Mons (Belgique) diffuse Cowboys & Envahisseurs dès ce mercredi, c’est à dire une semaine avant la sortie officielle. Etant donné que je parte très vite en aparté dès que j’écris, j’ai décidé de scinder cet avis en plusieurs points précédant l’avis général qu’est la conclusion. Let’s Go.

Réalisation de Cowboys & Envahisseur

Dans ce film, c’est Jon Favreau qui s’y colle. Après un premier Iron Man de qualité et d’un deuxième sur lequel la déception se faisait déjà sentir, ce film n’a aucune originalité dans sa réalisation. Pire, les premiers plans où l’on découvre le très cher Daniel Craig se réveillant m’ont semblé être du niveau d’un téléfilm. Plan d’ensemble, pano, cut, pano, gros plan, actions, pano puis le monsieur qui s’en va au loin. C’est sans compter sur le titrage qui renforce encore ce sentiment. C’était peu-être un exercice de style en référence aux westerns, mais c’est raté, ça donne vraiment envie de continuer le film… Tous ces plans clichés du cinéma hollywoodien, on les retrouve durant tout le film, à part dans les flashbacks que j’ai trouvé plus intéressants à regarder, et au bout de 1h57, on s’emmerde. De plus, sans me forcer, j’ai remarqué pas mal de faux raccords, essentiellement au niveau de l’éclairage dans les champs/contre-champs.

Ca c’était pour les plan. Et visuellement? Alors que j’attendais une colorimétrie bien travaillée tout du long, il se passe des choses pas très compréhensibles, comme si la bouton de contraste de la table de montage était déréglé. En effet, le film commence sur une image « normale » avant de passer à quelques chose de plus contrasté à partir du moment où on voit l’amnésique. Je me suis dit tant mieux, j’aime ça sauf qu’après un cut, on se retrouve avec une image banale. Ces problèmes sont récurrents pour toute la durée du métrage. Pire au moment où, pour sentir la difficulté et la soif du personnage, on retrouve un réglage ressemblant au mode dynamique de nos écrans avec une image jaunie qui disparait après un cut. Soit c’est moi qui était pas dans le film et n’ai pas compris le but, soit c’est raté. Par contre, les scènes de nuit sont plus intéressantes visuellement avec le jeu de lumière possible. Bref, une réalisation pas très brillante.

En ce qui concerne les aliens, autant leur « avion » m’a bien plu, autant le design des démons est plutôt banal. Par contre, j’ai bien aimé leur sorte de carapace qui les protège, surtout quand ils l’ouvre, un peu comme l’Alien de Ridley Scott

Scénario du film

Pas grand chose à dire sur ce point. Tout d’abord, ce n’est pas de la SF, loin de là. C’est un western avec des indiens venus d’ailleurs. Enfin, le coup des indiens vous le comprendrez devant le film. A part pour Olivia Wilde, le scénario fait dans le classique, comme la réalisation.

Effets spéciaux

Les SFX sont plutôt bons, par contre, je ne sais pas si c’est parce que je fait trop le lien, mais ils ressemblent très fort à ceux des Iron Man. Pour les VFX, il y a du très bon et du un poil moins bon mais dans l’ensemble, on peut être contents du résultat. Dans le très bon on a la réalisation et l’incrustations des monstres et de leurs vaisseaux, le vaisseau mère (malgré selon moi un truc foireux), les tirs « lasers », etc. Par contre j’ai un peu déchanté à quelques intégrations de flammes et à certains plans rotoscopés où les graphistes on légèrement abusés du feather. De plus, lors du humannapping, le motion blur sur le personnage enlevé est limite dégueulasse, dommage. Cela se ressent encore plus quand on est à bord du vaisseau. Bon ok, je suis difficile.

Casting et jeu

Alors que je pensais avoir à faire à un des meilleurs points du film, j’ai vite compris l’embrouille. Encore une fois, on a tous les clichés: les bonnes grosses brutes, le fils à papa, le looser qui sauve les gens, le shériff, la femme rebelle, l’enfant adulte, … Ah si, une originalité: l’amnésique qui tape tout le monde parce qu’il se souvient de rien. Les deux plus gros rôles du film, à savoir ceux d’Harisson Ford et de Daniel Craig, sont composés à 80% de fronçage de sourcils, bah oui, ce sont deux grosses brutes. Craig devient gentil et amoureux dans les flashbacks mais avec ses 3 expressions maxi, c’est pas beaucoup mieux. Ford fait la brute en façade mais c’est un gentil dans le fond mais problème, on ne le ressent jamais pas. Olivia Wilde, malgré son rôle un peu spécial, est de la même veine que les deux autres. C’est une super bonne actrice mais là, elle joue le benêt et ça agace. Les autres sont des classiques, pas besoin de les décrire. Le plus cliché étant le patron du bar joué par Sam Rockwell. Au final c’est quand même le bon vieux Harisson qui s’en sort le plus honorablement avec tous ces personnages Moffatisés (comprendra qui pourra).

En résumé

Peut-être que c’est moi qui a eu trop d’attente envers le film mais au vu des autres spectateurs perplexes, je ne crois pas. On a en fait un film de western avec des Cowboys fronçeurs de sourcils, une bonasse lobotomisée, un amnésique pas content et des aliens pas inspirés. Saupoudrez tout ça d’une réalisation banale et un scénario un peu vide, mettez tout dans un projecteur pendant 1h57 et vous aurez un long métrage où on s’ennuie. J’étais déjà déçu de Jon Favreau dans Iron Man 2, alors dans celui-ci, je ne sais pas trop quoi dire. Bref, je suis déçu au niveau ultime: 42


Cowboys & Envahisseurs

Synopsis : Arizona, 1873. Un homme qui a perdu tout souvenir de son passé se retrouve à Absolution, petite ville austère perdue en plein désert. Le seul indice relatif à son histoire est un mystérieux bracelet qui enserre son poignet. Alors que la ville est sous l’emprise du terrible colonel Dolarhyde, les habitants d’Absolution vont être confrontés à une menace bien plus inquiétante, venue d’ailleurs…


Désolé si je suis un peu confus par moment, j’étais encore puceau de la critique il y a deux heures!

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