Résumé : Dans un monde futuriste, dévasté par les pires criminels, les États-Unis ne sont plus ce qu’ils étaient. Suite à la victoire des super-vilains les frontières ont été redéfinies de manière aberrante et la population dépérit, abandonnée par ses nouveaux dirigeants diaboliques. Quand le concept même de héros n’est plus qu’un vieux souvenir oublié, comme l’espoir et la dignité, qu’adviendra-t-il de l’humanité ? La plus grande aventure de Wolverine de tous les temps ! Dans le désert de Californie, une terre désolée contrôlée par le funeste gang de Hulk, Wolverine rêve de vivre en paix auprès de sa femme et de ses enfants. loin de son existence violente passée au sein des X-Men, Logan n’aspire désormais qu’à une chose une paisible vie de famille…
Old Man Logan fait partie de ses titres hors continuité, qui ne font pas découvrir les origines d’un personnage, mais qui sont quand même très accessibles pour les nouveaux lecteurs. Ce titre écrit par Mark Millar (Kick Ass, Ultimates, Civil War) et dessiné par Steve McNiven (Civil War, Nemesis) plonge Logan dans une ambiance western post-apocalyptique qui est l’occasion parfaite pour lui de faire une introspection sur le douloureux secret qui l’a poussé à ne plus jamais sortir les griffes et à ne plus se faire appeler Wolverine. À travers cette aventure, c’est tout un nouvel univers que Millar construit, en mettant une cinquantaine d’années dans les dents de nos héros préférés. Avec son pitch de base, Millar annonce la couleur « Chaque super-héros doit avoir au moins une douzaine d’ennemis, et si ces derniers se coordonnaient tous pour attaquer en même temps, sans laisser le temps aux héros de réagir ». Voilà grâce à quoi des gens comme Magneto, Fatalis ou encore Crâne Rouge arrivent à éradiquer leurs adversaires et à se partager les États-Unis. Et comme souvent avec Millar, il va falloir s’attendre à pas mal de rebondissements et des morts par légions.
En utilisant le principe du road movie, Millar distille à petites gouttes tous les changements que le monde a connu. Alors que d’autres auteurs nous présentent leur univers dans les 2 premiers épisodes, Millar réussit à faire durer la phase de découverte en alternant entre les scènes d’actions intenses, et les flash-back de Logan expliquant son lourd secret. Le fait de faire intervenir de nombreux héros connus, lui sert aussi à raconter ce qui s’est passé d’un point de vue différent tout en montrant des héros qui ont cessé de l’être, ou qui brillent d’un autre éclat.
Wolverine a été brisé, celui qui jadis était l’une des personnes les plus redoutées est désormais la risée de tous. En ça Logan est le reflet de son univers où les personnages sont amer, empreint de tristesse, voir de nostalgie pour certains. Pour contraster cela, Millar nous livre un Clint Barton (Œil de Faucon) qui détonne clairement. Alors que sa cécité aurait pu le rendre des plus maussade, le personnage garde toujours une fraicheur et un humour qui apporte une complémentarité nécessaire à Logan dans ce road-trip. Toujours idéaliste d’un âge révolu, il essaye à plusieurs reprises de rallumer la flamme éteinte chez son camarade. À travers cette histoire, Millar rend un véritable hommage au film « Impitoyable », on voit bien les points communs entre Clint Eastwood et Logan tous deux sont des hommes d’action qui se sont rangés, qui veulent rester neutre, n’être mêlés à rien, mais qui vont être poussé dans leur dernier retranchement. Et la comparaison va même plus loin tant Œil de Faucon fait penser au personnage Morgan Freeman qui essaye par tout les moyens de sauver son ami.
Millar nous faire perdre nos repères de lecteur de comics en faisant d’Old Man Logan un mélange d’émotion, de réalisme, de surprise et de revirement de situation et ça presque toutes les 4 – 5 pages. L’auteur arrive à faire monter la pression de son histoire avec comme point culminant la livraison de la fameuse marchandise d’Œil de Faucon. Le retour de Logan n’en est pas moins agréable et décisif pour le personnage.
McNiven nous offre là une des ses meilleures prestations, alternant entre de grands paysages et des scènes de violences primitives. L’artiste donne à ses planches énormément de détails et d’éléments pouvant faire penser à du steampunk. McNiven arrive à rendre les visages des différents protagonistes très expressifs renforçant le ton mélancolique décrit par Millar. Le dessinateur travaille énormément son jeu d’ombres, ses dégradés que ce soit dans le ciel ou dans les paysages. Et son talent transpire via l’effort tout particulier qu’il apporte au dosage de ces différents éléments afin que chaque planche ait le ton juste.
Points forts:
★ La plus grande aventure de Wolverine
★ Un univers riche et crédible
★ Le duo Logan / Clint Barton qui fonctionne à merveille
★ Un pitch de départ très intéressant
Points faibles:
๏ Un peu trop sanglant par moment
๏ À réserver à un public adulte
๏ Pas d’explication sur le coup de vieux de Logan
๏ Une fin qui a été assez critiquée
Tags: Mark Millar, Steve McNiven, Wolverine, Wolverine : Old Man Logan







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