Synopsis : Depuis des siècles Lycans et Vampires se livrent une bataille sans merci. Mais les deux races sont à l’aube d’une ère nouvelle car les humains, qui ont récemment découvert leur existence, décident de cesser leurs conflits internes pour s’engager ensemble dans la lutte contre ce qu’ils considèrent comme des fléaux. Sélène s’attire la convoitise de l’armée et des scientifiques. Une traque incessante commence alors contre la plus redoutable des vampires.
Comme l’indique le titre de ce nouveau chapitre, Len Wiseman et ses acolytes ont décidé d’offrir un second souffle à Underworld. Pour se faire, Wiseman lui-même (trop occupé par la réalisation du remake de Total Recall) a misé sur les talents associés du duo suédois Marlind et Stein. Ce choix est-il une réelle prise de risque ou l’assurance d’un nouveau succès ? Après un troisième volet que l’on préfère oublier, la question se pose.
Dès les premières minutes, le spectateur a la réponse. Le rythme est plus enlevé mais le style visuel «bleu-noir» qui fît les beaux jours de la saga est bien là. Le montage est soigné, la réalisation déstructurée plonge le spectateur dans un monde à la fois inconnu et familier. L’action se situe 12 ans après la deuxième opus. Ici, pas de passé, de présent ou de futur, c’est l’instant qui domine et ce défi visuel se ressent instantanément. La ville plutôt futuriste (jamais nommée) semble avoir subi les épreuves du temps. Rien ne semble être ce qu’il paraît.
Le film tout entier est construit sur cette idée de faux-semblants. Les personnages et l’histoire révèlent de vraies surprises. Car croyez-le ou non le scénario n’a pas été laissé à l’abandon. Si l’on regrette un certain nombre d’invraisemblances et de scènes peu crédibles (qui font aussi l’essence de la série), l’on salue le travail effectué tant au niveau de la mise en scène qu’au niveau de l’histoire. Le personnage de Selene connait également une évolution intéressante. Pour la première fois, un élément (que je ne révèlerais pas) la rend vulnérable. Le jeu de Kate Bekinsale est fouillé. La tueuse est bien là mais la femme n’est pas loin. La froideur laisse place à la fragilité et le spectateur découvre une «vampire humaine». La mythologie est quant à elle respectée mais quelque peu mise de coté afin de poser les enjeux de ce nouveau chapitre.
Une chose est sûre, Wiseman a bien calculé son coup. De nouveaux réalisateurs respectant le style et la mythologie de la saga, rassureront les fans de la première heure tandis que l’ introduction d’un personnage clef offre d’innombrables possibilités et donc une longue vie aux vampires et aux lycans. Commercial, me direz-vous ? Certes. Ambitieux ? Sans aucun doute.
Fred
Tags Bjorn Stein, critique, India Eisley, J. Michael Straczynski, John Hlavin, Kaye Beckinsale, Mans Marlind, Michael Ealy, Sreen Gems, Underworld 4, Underworld : New Dawn, Underworld : nouvelle ère, Underworld Awakening















