Synopsis : Soyeon est toiletteuse dans une animalerie. Un jour, suite au décès de l’un de ses clients, elle se voit dans l’obligation de recueillir un chat persan prénommé Silky. Désormais des images d’une petite fille aux yeux de chat hantent en permanence Soyeon et bouleversent sa vie. Ces apparitions, ainsi que les miaulements plaintifs poussés par Silky, semblent liés à l’étrange hécatombe qui touche les proches de Soyeon, assassinés les uns après les autres. Terrifiée à l’idée d’être la prochaine victime, Soyeon décide de rechercher l’identité de la mystérieuse petite fille avec l’aide d’un policier, Junseok.
Une jeune et jolie jeune fille phobique qui vit seule et qui se mêle un peu trop de ce qui ne la regarde pas, un fantôme de petite fille, un jeune policier peu soucieux du règlement, des chats trop mignons mais aussi parfois très inquiétants… on évolue en terrain connu pour les amateurs de cinéma asiatique qui auraient accroché au genre depuis « Ring » en 1998 ! La seule différence ici, c’est le vecteur puisqu’après les VHS, les flaques d’eau ou les greffes d’yeux (pour ne citer que les plus connus), ce sont les chats qui servent de pont entre les vivants et les morts.
Si la plupart des plans sont soignés et les acteurs convaincants, les situations dans lesquelles on est supposés flipper sont très téléphonées et on les voit venir à des kilomètres ! Des gens qui vont là où ils ne devraient pas, des portes qui se ferment toutes seules, des ampoules qui s’éteignent soudainement, des personnages qui n’allument pas la lumière dans les pièces sombres, etc… tout y est ! Du coup, on ne sursaute jamais et on finit même par s’ennuyer un peu car quelques longueurs inutiles sont également au rendez-vous.
Les amateurs de ce type d’histoires qui ne désirent pas voir un film qui révolutionnerait le genre pourront éventuellement y trouver leur compte. Ceux qui découvriraient cette école du cinéma asiatique devraient également apprécier, car le film a tout de même une ambiance relativement bien travaillée malgré son rythme plutôt lent. En effet, la durée totale est d’1h46 mais celle-ci aurait facilement pu être amputée d’une vingtaine de minutes sans changer quoi que ce soit à l’histoire.
Les chats, qui sont tout de même au centre du film, sont plutôt impressionnants et le réalisateur Byun Seungwook a eu le bon goût d’utiliser essentiellement des animaux dressés plutôt que des effets visuels réalisés en post-production pour obtenir ses scènes. Les rares chats réalisés en images de synthèse sont uniquement présents dans des environnements très sombres, et du coup ça ne dénote pas trop avec le reste du film. Les spectateurs trop sensibles à la cruauté animale n’ont pas de crainte à avoir : le métrage n’est ni gore, ni très sanglant, et il se repose essentiellement sur son ambiance.
Pas très original et encore moins surprenant, « The Cat » reste un film correct qui aurait été plus percutant si on n’avait pas le sentiment de l’avoir déjà vu à de nombreuses reprises depuis « Ring ».
Jérôme
Tags 19éme Festival International du Film Fantastique de Gérardmer, critique, Da-eun Sin, Dong-wuk Kim, Kim Dong-Wook, Min-jae Kim, Min-young Park, Seung-wook Byeon, The Cat, Ye-ron Kim

















