Synopsis : Angleterre, 1921. Trois ans se sont écoulés depuis la fin de la Première Guerre mondiale. L’écrivain et scientifique Florence Cathcart est la meilleure chasseuse de fantômes du pays. Elle est invitée par Mallory, un mutilé de la Grande Guerre, à venir à la campagne dans le pensionnat où ce dernier est enseignant pour enquêter sur une mort mystérieuse attribuée à l’esprit maléfique d’un enfant. À l’aide d’une caméra, de pièges à fil et d’enregistreurs, Florence en vient rapidement à la conclusion qu’il existe une explication logique derrière cette tragédie. Mais ses convictions rationnelles sont mises à rude épreuve lorsqu’une nuit, elle se retrouve confrontée à l’apparition terrifiante d’un spectre.
On note le grand soin apporté aux décors, à la lumière et à la qualité du jeu des acteurs dès les premières minutes du film. Rebecca Hall interprète Florence Cathcart, une jeune femme intelligente, cultivée et sûre d’elle, ce qui n’est pas si courant en ce début de XXème siècle. Elle est une grande spécialiste de la chasse aux fantômes, ou plutôt dans l’art de démystifier les prétendues apparitions d’esprits. Mais lorsque Mr. Mallory (Dominic West, vu dans « 300 » et « Punisher – War Zone ») vient lui demander son aide pour résoudre les mystérieux événements qui se déroulent dans son école, les choses dans lesquelles elle croit (ou ne croit pas) pourraient bien se retrouver bouleversées. Qu’il s’agisse de ces deux acteurs ou des quelques seconds rôles, tous les personnages sont saisissants de justesse et se révèlent de plus en plus complexes à mesure que l’histoire progresse.
L’ambiance feutrée de l’école permet aux scènes les plus flippantes de ressortir et si on se laisse prendre au jeu, les vrais frissons sont garantis. Une situation de base assez simple se retrouve en effet régulièrement mise à jour par de réguliers rebondissements que le spectateur peut à peine assimiler vu que les scènes de flippe se suivent sans jamais se ressembler.
La chasse aux fantômes (avec des instruments d’époque) se révèle donc passionnante mais ne constitue pas la seule ligne directrice du film puisque la complexité de l’histoire propre des personnages renouvelle sans cesse l’intérêt (et le questionnement) du spectateur. Le réalisateur anglais Nick Murphy qui a jusque là réalisé des documentaires, des fictions et une série pour la BBC démontre son grand talent dans la mise en image d’une histoire forte où les décors typiques et le son tiennent une place prépondérante. Une histoire de fantômes très réussie ! Un réalisateur à suivre !
Jérôme
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