Synopsis : Une petite fille doit vivre avec son père et sa nouvelle petite amie. Celle-ci va découvrir que de sinistres créatures vivent sous les escaliers de sa nouvelle demeure… Annoncé comme l’un des films les plus attendus de la rentrée, Don’t Be Afraid of the Dark est un remake d’un téléfilm de 1973, avec cette fois-ci Troy Nixey à la réalisation et Guillermo Del Toro à la production.
La présence de Del Toro est la partie la plus alléchante du film, surtout quand on voit la promotion du film : remake d’un téléfilm que pas grand monde a du voir, Katie Holmes, Guy Pearce, un réalisateur inconnu au bataillon dans le monde du cinéma. Bref. Soyons clair, on va voir ce film pour savoir si Del Toro a enfin dégoté la bonne personne, après avoir parrainé Antonio Bayona pour L’Orphelinat en 2007 et Gillem Morales pour Les Yeux de Julia en 2010.
Malheureusement, il se trouve que le coup de flair de Del Toro est raté. Enfin, peut-être que Troy Nixey est un bon réalisateur. On pourrait le savoir si le film n’était pas noyé sous la « patte » Del Toro. Tant esthétiquement, que scénaristiquement (logique d’ailleurs, vu que Del Toro a participé à l’écriture), la personnalité du mexicain transpire dans le film de bout en bout, mais malheureusement pas sous son meilleur jour. Exit la poésie d’un Labyrinthe de Pan, exit la tension de L’Echine du Diable, Don’t be afraid of the dark n’est qu’une pale copie du savoir faire de Del Toro sur le déclin.
Et pourquoi un tel titre messieurs Del Toro/Nixey ? Alors qu’on s’attend à voir un film d’horreur où les créatures seraient prêtes à bondir de n’importe quelle zone d’ombre, on assiste à un film plutôt soporifique, où la tension a du mal à s’installer. Nixey a préféré traiter ce film comme un cauchemar enfantin mais il ne prend pas vraiment le parti de plonger le spectateur dans cette descente aux enfers avec la petite Sally. Il en résulte que le film tire en longueur et termine sur une issue plus que prévisible.
Au final, la grande révélation de ce film est la jeune Bailee Madison qui incarne Sally, véritable héroïne du film et le portant quasiment à elle seule. Triste retour de Del Toro sur grand écran pour un film qui aurait pu s’annoncer plus palpitant. Quant à savoir si Troy Nixey a vraiment du potentiel comme réalisateur, il faudrait lui donner une autre chance dans un film sans influence du producteur.
Lucie
Tags Bailee Madison, critique, Don't Be Afraid of the Dark, FilmDistrict, Guillermo del Toro, Guy Pearce, Jack Thompson, Katie Holmes, Troy Nixey
















Pingback: CineHeroes | Guillermo del Toro co-réalisateur du film d’animation en stop-motion 3D « Pinocchio »