Synopsis : Les Expendables sont de retour, et cette fois, la mission les touche de très près…Lorsque Mr. Church engage Barney Ross, Lee Christmas, Yin Yang, Gunnar Jensen, Toll Road et Hale Caesar – et deux nouveaux, Billy The Kid et Maggie – l’opération semble facile. Mais quand l’un d’entre eux est tué, les Expendables jurent de le venger. Bien qu’en territoire hostile et donnés perdants, ils vont semer le chaos chez leurs adversaires, et se retrouver à tenter de déjouer une menace inattendue – cinq tonnes de plutonium capables de modifier l’équilibre des forces mondiales. Cette guerre-là n’est pourtant rien comparée à ce qu’ils vont faire subir à l’homme qui a sauvagement assassiné leur frère d’armes

Trois ans après Expendables, les papis réacs, machos et fiers de l’être sont de retour et le moins que l’on puisse dire c’est que le Viagra leur a fait du bien. On était sorti quand même assez déçu du premier opus pourtant réalisé et scénarisé par Sylvester Stalone (oscarisé pour le scénar de Rocky et pas le dernier des manchots quand il s’agit de choix d’axe de caméra). En cause un manque total d’entrain imputé au réalisateur qui semblait penser à tout sauf au film, la seule «chose» qu’il l’inspirait était la petite donzelle en mini-jupe.

La bonne idée de cette suite aux beaux airs de buddy movies ultime est d’avoir confié la réalisation au décontracté Simon West dont le premier film Les Ailes de l’Enfer est un exemple d’efficacité et de grand n’importe quoi assez sympathique. Si il n’a jamais réussi à retrouver le mojo, Expendables 2 a tout du grand retour. On s’en doutait, mais c’est confirmé, le film fétiche de Simon West est Les 12 Salopards. Et niveau salopards ils sont encore plus nombreux que dans le premier. En plus de Lee, de Stalone, Willis, Swcharzenegger, Statham, Lundgred, Couture, Austin et Crew, on y retrouve les inénarrables Chuck Norris et Jean-Claude Van Damme. On imagine un dernier volet avec Steven Seagal et Wesley Snipes mais en attendant on a quoi se faire plaisir. Simon West en chef d’orchestre de ces 11 psychopathes s’amuse comme un petit fou et nous fait rentrer dans dès la première scène dans le vif du sujet : les corps qui explosent et le cri bestial de Stalone « Raargh ! » quand il fracasse les portes à coups de pieds. Les murs du cinéma tremblent sous la saturation des tirs de 5.1 et l’on se laisse transporter dans une expérience sensorielle assez proche des jeux vidéos. Si l’on ne possède pas les corps de ces monstres, on est plongé au cœur de leurs massacres. Les scènes d’actions sont bourrines à souhait, et l’on oublie bien vite que l’on est au cinéma. C’est plus la fête foraine que ce film évoque.

Là ou le film est étonnant c’est que Simon West arrive à donner un certain tempo à son joujou, en alternant les scènes d’actions et le temps du repos des braves. Ces scènes ne manquent pas non plus de piquant, des dialogues assez savoureux, auto-référencés et dégoulinant de marque d’amitiés viriles entre personnages cachant a peine le plaisir des acteurs de se retrouver entre mecs. Un vrai délice de voir ces figures de l’action des années 80-90 se faire une petite popotte au coin du feu. La vraie surprise du film, c’est Chuck Norris, quasiment sortie d’un Pale Rider à la sauce Terrence Hill. Simon West à le Texas Ranger à la bonne et ça se voit. Le film se termine sur une scène qui fera date dans l’histoire des B-movies d’actions, ponctué de punch-line culte et du plaisir de ces vrais hommes d’affronter, une dernière fois, ensemble, le feu des armes. Simon West n’a pas vu que les 12 Salopards, la Horde Sauvage est aussi un de ses films fétiches. Sans autre prétention que faire exploser le cinéma, on se dit qu’au final cela vaut mieux. D’autres ont tentés de reprendre les 12 Salopards en se la jouant postmoderne et se sont retrouvés a pondre de peu glorieux bastards.

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