Synopsis : Une histoire d’amitié entre Albert, un jeune garçon, et son cheval Joey. Vendu à la cavalerie britannique dans les premières heures de la Première Guerre mondiale, Joey est directement envoyé au front. Mais il est capturé par les Allemands qui n’hésitent pas à s’en servir dans les combats. Albert, qui est encore trop jeune pour s’engager, décide de se lancer dans une mission de secours pour libérer son cheval…
Quelques mois à peine après avoir remit au goût du jour Tintin dans le Secret de la Licorne, Steven Spielberg revient à la charge (au galop même) le 22 Février prochain avec cette fois-ci un film avec des acteurs en chair et en os pour l’adaptation du livre pour enfant devenu pièce de théâtre, Cheval de Guerre. Retraçant l’épopée d’un cheval hors du commun, le film s’attarde sur son parcours qui s’étendra de sa ferme natale d’Angleterre jusqu’aux champs de bataille meurtriers de la Somme durant la première guerre mondiale.
Le style si particulier du cinéma spielbergien se voit dans Cheval de Guerre illustré dans toute sa splendeur. Le film transmet bien toutes les valeurs si précieuses que transporte toujours le réalisateur dans ces films tout en conservant le délicieux emballage d’un film à grand spectacle. Mais comme on peut le voir dans le film, le vrai héros de l’oeuvre est Joey, le sublime demi-sang : ce dernier reste véritablement au cœur de l’action et est celui qui monopolise toutes nos pensées. Il faut dire qu’à côté de ça, il y a une pléiade d’acteurs prêts à tout pour ce cheval ! Le film fait intervenir une multitude de personnages pour un casting certes doté de nombreux acteurs de second plan mais l’ensemble est fort prestigieux, que l’on se place du côté britannique (avec Tom Hiddleston et Benedict Cumberbatch, que l’on retrouve respectivement au générique de Thor et de la série Sherlock de la BBC), français (avec le grand Neils Arestrup) ou germanique (où l’on croise le chemin David Kross, aperçu dans The Reader avec Kate Winslet). Toutefois, on peut assimiler deux choix discutables dans la distribution dans les cas du personnage principal et de celui de la jeune française (Jeremy Irvine et Celine Buckens). Si le premier voit son rôle ternit par un jeu d’acteur relativement limité, la seconde est dotée d’un (volontaire ?) accent français non-travaillé qui irrite quelque peu… quitte à choisir des acteurs inconnus, il est évident que Spielberg aurait pu en trouver de bien meilleurs !
À la vue des premières bandes-annonces du film, j’ai redouté que le film soit trop « tire-larmes », à un point où l’on se retrouverait bloqué pour ressentir quoi que ce soit tellement l’ensemble serait indigeste et exagéré. Au final il n’en est – presque – rien. Certes, certains passages du film obligatoires pour le bon déroulement du récit sont parfois un peu trop appuyés mais il s’agit du cadet de nos soucis car Spielberg utilise tout son savoir faire pour nous faire plonger dans le film la tête la première. On se laisse alors prendre au jeu de cette belle leçon de cinéma populaire et universelle. Et quoi de mieux pour intensifier et sublimer le tout que les musiques de John Williams, le compositeur attitré du réalisateur à la casquette. Des partitions émouvantes, envoutantes.. bref, elles ne manquent pas de superlatifs pour les décrire.
À travers son Cheval de Guerre, Steven Spielberg remplit parfaitement son cahier des charges et nous livre une œuvre divertissante et puissante à la fois, portée par des musiques mémorables du grand John Williams. Et malgré ces quelques défauts, la magie opère face à ce beau récit classique qui sauta émerveiller son public. Encore une victoire une Spielberg !
Nadrien
Revivez la masterclass de Steven Spielberg qui s’est déroulée à La Cinémathèque Française le 9 Janvier
Tags: Benedict Cumberbatch, Cheval de Guerre, critique, David Thewlis, DreamWorks Pictures, Emily Watson, Jeremy Irvine, Lee Hall, Niels Arestrup, Peter Mullan, Richard Curtis, Steven Spielberg, Toby Kebbell, Tom Hiddleston, War Horse








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